Avis Make (ex-Integromat) : le no-code d’automatisation à la loupe

Julien Moreau
Julien MoreauRédacteur en chef
PUBLIÉ LE22 juillet 2026MIS À JOUR LE22 juillet 2026LECTURE12 minVÉRIFIÉ PARLa rédaction

Recopier les mêmes données d’un outil à l’autre, à la main, tous les jours ? C’est exactement ce que Make promet d’éliminer. On a monté nos propres scénarios sur l’ex-Integromat, sans lien affilié, pour te livrer un avis Make cartes sur table.

NOTRE AVIS EN BREF

8/10

Je joue franc jeu : après plusieurs scénarios montés, Make est pour moi la meilleure affaire du no-code d’automatisation, celle que je conseille à toute PME qui veut automatiser sans développeur. C’est un outil qui se mérite : réserve-lui un vrai temps d’apprentissage avant de le juger.

POINTS FORTS

  • Puissance rare pour du no-code
  • 2 000+ intégrations et templates
  • Entrée à 9 $ imbattable

POINTS FAIBLES

  • Vraie courbe d’apprentissage
  • Facture en crédits imprévisible
Prise en main7
Fonctionnalités9
Rapport qualité-prix8
Support6
AVIS INDÉPENDANT

Cet avis est indépendant : aucun lien affilié, aucun partenariat avec Make ni avec Celonis. J’ai testé l’outil sur son offre gratuite et documenté ses plans payants.

Make (ex-Integromat), c’est quoi exactement ?

Make (anciennement Integromat) est une plateforme no-code d’automatisation : tu relies visuellement tes applications par des scénarios, et Make exécute les tâches à ta place, sans écrire de code. Concrètement, il fait circuler tes données d’un outil à l’autre automatiquement.

avis make : notre test de la plateforme no-code d'automatisation

Précision qui a son importance, car le nom prête à confusion : on parle ici de make.com, la plateforme d’automatisation, pas du verbe anglais ni de l’outil de build des développeurs. Si tu cherchais l’un des deux autres, tu peux refermer cet onglet sans regret.

Dans un scénario, chaque application devient un module : ton formulaire, ton CRM, ta boîte mail, ton tableur. Make joue le chef d’orchestre : il fait entrer chaque instrument au bon moment, dans l’ordre que tu as écrit sur la partition. L’outil, lancé sous le nom Integromat, a été racheté par le groupe Celonis en 2020 puis rebaptisé Make en 2022.

BON À SAVOIR

Integromat et Make, c’est le même outil : seul le nom a changé en 2022. Si un tuto parle encore d’Integromat, tout ce qu’il montre se retrouve dans make.com.

À qui s’adresse Make ?

Make s’adresse d’abord aux PME, indépendants et marketeurs qui veulent automatiser des tâches répétitives sans développeur : synchroniser un CRM, relancer des leads, publier du contenu. Les profils très techniques ou les gros volumes à bas coût, eux, regarderont plutôt du côté de n8n.

  • PME qui automatise un processus métier de bout en bout
  • Marketeur qui connecte formulaires, CRM et emailing
  • E-commerçant qui synchronise commandes et stocks
  • Freelance qui gagne des heures sur l’administratif
PAS FAIT POUR TOI SI

Tu veux du 100 % plug-and-play sans aucune logique à construire, tu as besoin d’auto-héberger tes automatisations ou d’y injecter du code sur mesure, ou tu brasses de très gros volumes où le coût des crédits deviendrait un frein.

Les fonctionnalités d’automatisation de Make passées au crible

Make relie tes apps par un éditeur visuel de scénarios : routeurs, filtres et itérateurs gèrent la logique, un Data Store stocke tes données, des modules IA automatisent des tâches intelligentes, et l’API plus les webhooks connectent presque tout. Le tour du propriétaire, module par module :

FonctionNotre avis
Éditeur visuel de scénariosLe coeur, lisible et agréable
Logique avancée (routeurs, filtres, itérateurs)Puissance rare en no-code
Intégrations (2 000+ apps) et templatesBibliothèque énorme
Data StorePratique entre scénarios
Modules IA (type ChatGPT, agents)Utiles, en plein essor
API, webhooks et modules HTTPOn connecte presque tout
Historique et reprise sur erreurLe débogage qui sauve

La ligne qui distingue Make de la concurrence, c’est la logique avancée : un routeur envoie tes données vers plusieurs branches, un itérateur les traite ligne par ligne, un filtre écarte ce qui ne t’intéresse pas. Peu d’outils no-code d’automatisation vont aussi loin sans code.

Ce que j’ai aimé et pas aimé : mon test de Make

À l’essai, Make honore sa réputation de puissance : j’ai monté un scénario réel (un formulaire qui alimente un tableur et déclenche une alerte) en quelques minutes grâce aux templates. La friction arrive après, sur la logique avancée, quand routeurs et filtres demandent de vraiment réfléchir, et sur les crédits qui filent.

Le démarrage m’a agréablement surpris : je suis parti d’un template proche de mon besoin, j’ai remplacé les modules par mes propres apps, et le scénario tournait. L’éditeur visuel est clair, on voit littéralement ses données circuler de bulle en bulle, et l’historique d’exécution montre ce qui s’est passé à chaque étape. Pour déboguer, c’est précieux.

Puis j’ai voulu complexifier : ajouter un routeur pour trier les réponses, un filtre pour écarter les doublons. Là, le « no-code » montre sa vraie nature : pas de code, d’accord, mais une logique à construire, en anglais, avec des messages d’erreur parfois sibyllins.

J’ai relu deux fois la documentation avant que ma branche conditionnelle fasse ce que je voulais. Et mon compteur de crédits, lui, avançait à chaque essai.

ON AIME
  • Un scénario opérationnel en quelques minutes
  • Les templates qui évitent la page blanche
  • L’historique d’exécution pour déboguer
ON REGRETTE
  • La logique qui se corse vite
  • Les crédits partis plus vite que prévu
ATTENTION

Chaque essai de scénario consomme des crédits, y compris tes tests ratés. Construis et ajuste en exécution manuelle, et n’active la boucle automatique qu’une fois le scénario stable.

Quel est le prix de Make en 2026 ?

Make facture en dollars, avec quatre formules payantes, de Core (9 $/mois) à Enterprise sur devis. Tout repose sur les crédits : chaque opération d’un scénario (lire un formulaire, écrire une ligne, envoyer un mail) en consomme, et le prix dépend du volume de crédits, pas du nombre d’applis. La grille officielle, relevée le 22 juillet 2026 pour le palier d’entrée à 10 000 crédits :

FormulePrix (22/07/2026)Crédits/moisCe que ça débloque
Free0 $1 0002 scénarios actifs, test réel
Core9 $/mois10 000Scénarios illimités, planification à la minute
Pro16 $/mois10 000Exécution prioritaire, variables personnalisées
Teams29 $/mois10 000Rôles d’équipe, templates partagés
EnterpriseSur devisSelon contratSécurité avancée, support 24/7

Deux subtilités à connaître. D’abord, ces montants correspondent au palier d’entrée : un curseur fait monter les crédits inclus, et le prix avec. Ensuite, l’engagement annuel réduit la note d’environ 15 % par rapport au paiement au mois.

Le vrai budget ne se lit donc pas dans le tableau : il dépend de ta consommation. Un perfectionniste qui fait tourner beaucoup de scénarios sur beaucoup de données montera de palier bien plus vite qu’il ne le croit. C’est le point de douleur n°1 de l’outil, on y revient plus bas avec une méthode pour le maîtriser. 💸

Make est-il gratuit ?

Oui, Make propose un plan gratuit, sans carte bancaire, avec 1 000 crédits par mois et jusqu’à 2 scénarios actifs. De quoi tester l’éditeur et automatiser quelques tâches simples, mais les crédits partent vite dès qu’on multiplie les exécutions : au-delà, il faut passer à un plan payant.

La frontière du gratuit, en clair :

  • Créer de vrais scénarios sur les 2 000+ apps du catalogue
  • Utiliser la logique (routeurs, filtres) sans restriction
  • 2 scénarios actifs maximum, 15 minutes d’intervalle minimum
  • 1 000 crédits, vite consumés en usage réel

Que valent les avis clients sur Make ?

Les avis clients sur Make sont contrastés selon la plateforme : 2,7/5 sur Trustpilot (environ 166 avis) contre 4,8/5 sur Capterra (environ 407 avis), relevés le 22 juillet 2026. Les pros saluent la puissance et le rapport qualité-prix ; les mécontents pointent surtout la facturation et un support parfois lent.

L’écart s’explique en lisant les avis : Trustpilot attire ceux qui ont un litige à régler, souvent autour des crédits et des renouvellements, quand Capterra recueille des utilisateurs métier qui notent l’usage quotidien. Les deux disent vrai : l’outil convainc, la mécanique tarifaire crispe. Deux reproches reviennent aussi côté satisfaits : la courbe d’apprentissage et le support inégal selon le plan.

Make est-il fiable ?

Make est un acteur établi, adossé au groupe Celonis, et affiche des standards de sécurité sérieux : sa page sécurité annonce un chiffrement AES-256 avec gestion des clés chez AWS. Pendant mon test, aucune exécution perdue ni comportement erratique : sur son coeur de métier, l’outil tient la route.

Deux points méritent ta vigilance. Les litiges de facturation qui remontent sur Trustpilot d’abord : surveille ta consommation et ta date de renouvellement, comme pour tout SaaS à quota. L’interface et le support en anglais ensuite, à intégrer dans l’équation si ton équipe n’est pas à l’aise.

ATTENTION

Si tu fais transiter des données clients européennes, vérifie la zone d’hébergement proposée pour ton compte et fais valider la conformité RGPD par ton DPO avant de brancher tes scénarios : les avis français passent presque tous ce sujet sous silence.

Alternatives à Make : Zapier, n8n ou Power Automate

Le no-code d’automatisation est un marché à quatre acteurs sérieux pour un lecteur français. Posons les quatre acteurs côte à côte, critère par critère (relevés de juillet 2026) :

CritèreMakeZapiern8nPower Automate
ApprocheNo-code visuel puissantNo-code simpleOpen source, ouvert au codeÉcosystème Microsoft
Modèle de prixCrédits consommésTâchesExécutions (self-host gratuit)Licence Microsoft
Courbe d’apprentissageRéelleQuasi nulleTechniqueMoyenne
Auto-hébergementNonNonOui, illimitéNon
Pour quiPME et marketeurs exigeantsDébutants pressésProfils techniquesEntreprises Microsoft

Bilan des courses : Make gagne sur la puissance rapportée au prix pour une PME, Zapier reste plus simple mais plus cher et moins souple, Power Automate n’a de sens que dans un environnement Microsoft. Et si tu es plutôt un profil technique qui veut garder ses données chez lui, l’auto-hébergement gratuit de n8n joue clairement dans la même cour, avec plus d’exigence à l’entrée.

Notre avis final sur Make

NOTRE AVIS FINAL

Notre note : 8/10

Mon avis Make dépend de ton profil : PME, indé ou marketeur qui veut automatiser des processus entiers sans développeur, fonce, tu ne trouveras pas mieux à ce prix. Si tu veux du plug-and-play sans réflexion, ou l’auto-hébergement et le code custom, une alternative te servira mieux.

CHOISIS MAKE SI

Tu veux la puissance sans le développeur

  • Tu automatises des processus complets (CRM, leads, contenus)
  • Le meilleur rapport puissance/prix est ton critère
  • Tu acceptes un vrai temps de prise en main
  • 9 $/mois pour démarrer rentre dans ton budget
PASSE À UNE ALTERNATIVE SI

Ton besoin sort de son terrain de jeu

  • Tu veux du 100 % plug-and-play (Zapier)
  • Tu veux l’auto-hébergement et le code custom (n8n)
  • Tes volumes rendraient les crédits hors de prix
  • Il te faut un support réactif en français

👉 Mon conseil pour trancher : ouvre le plan gratuit, monte UN scénario qui t’enlève une vraie corvée hebdomadaire, et regarde ton compteur de crédits après deux semaines. Tu sauras à la fois si l’outil te va et ce qu’il te coûtera vraiment.

Mon guide express pour maîtriser tes crédits Make

Décidé à l’essayer ? Alors autant éviter le piège n°1. Pour maîtriser tes crédits Make : filtre tôt dans le scénario pour ne traiter que les données utiles, espace les déclenchements au juste besoin, groupe les opérations quand c’est possible, et surveille ton compteur avant de monter de plan. Bien conçu, un scénario consomme nettement moins.

CE QU’IL FAUT RETENIR
  • Place tes filtres au plus tôt : les données écartées ne consomment plus rien ensuite
  • Règle la fréquence de chaque scénario au juste besoin, pas au réglage par défaut
  • Utilise itérateurs et agrégateurs à bon escient pour éviter de démultiplier les opérations
  • Teste en exécution manuelle avant d’activer la boucle automatique
  • Reste sur le gratuit tant que ton scénario n’est pas stable
  • Repars d’un template éprouvé plutôt que d’une page blanche

Questions fréquentes

Les points que les lecteurs veulent systématiquement vérifier :

Make et Integromat, est-ce la même chose ?

Oui, Make est le nouveau nom d’Integromat depuis son rebranding en 2022 : c’est la même plateforme d’automatisation, enrichie depuis de nouvelles fonctionnalités.

Make est-il disponible en français ?

L’interface et le support sont surtout en anglais, mais tes scénarios peuvent manipuler du contenu en français sans aucune limite.

Make intègre-t-il l’intelligence artificielle ?

Oui, Make propose des modules IA (connexion à des modèles type ChatGPT et agents) pour automatiser des tâches intelligentes dans tes scénarios.

Faut-il savoir coder pour utiliser Make ?

Non, Make est no-code, mais il demande de penser en logique de scénarios (routeurs, filtres) : compte un vrai temps de prise en main.

Make ou Zapier, lequel choisir ?

Make pour la puissance et le prix, Zapier pour la simplicité immédiate : si tu automatises des flux un peu complexes, Make s’en sort mieux pour moins cher.

Julien Moreau
Julien Moreau
Rédacteur en chef

Moi, c’est Julien. Dix ans de SEO et de marketing digital, en agence puis chez l’annonceur. Les outils que je chronique tournent sur mes propres projets, abonnements payés de ma poche, et je remets l’article à jour dès qu’une grille tarifaire bouge.

Sources

Cet avis est indépendant : aucun lien affilié, aucun partenariat avec Make ni avec Celonis. Fonctionnalités, tarifs (en dollars) et notes clients relevés le 22/07/2026 sur le site officiel, Trustpilot et Capterra ; l’outil évolue vite, vérifie avant de t’abonner.

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